Parcours
dans la partieest de Tinos
1.- Falatadhos -[Myrsini]– Manganari – Platy – Livadha
– Pharos Livadhas
Pour ce trajet, le randonneur peut emprunter deux sentiers différents,
en partant soit de Falatadhos (Pano Méri), village parmi les
plus grands et les plus dynamiques de Tinos, soit de Myrsini, village
plein de vie et au caractère agricole marqué.
Les deux sentiers, en grande partie pavés, traversent des régions
comportant de pittoresques chapelles et des végétations
arbustives de la Méditerranée littorale : Nerio Tamaricetea,
Quercus macrolepis (Chêne velani). Le trajet à partir de
Falatadho suit, pour les 2/3, une rivière dotée d’une
dense végétation de platanes (Platanus orientalis) et
de chênes. Des vestiges d’anciens moulins à eau,
sur la rive nord de la ravine, bordent le sentier. Depuis Aldhakia jusqu’à
Platy, le paysage est marqué par la présence d’innombrables
roches granitiques désagrégées.
Les deux parcours se rejoignent à l’endroit idyllique,
Manganari. Le sentier unifié mène à Platy et à
la fertile Livadha. De là, en empruntant la route carrossable,
le touriste se dirige vers la côte toute proche demeurée
intacte de toute intervention moderne, ou bien poursuit par le sentier,
depuis Panaghia Livadhas, en direction de Pharos, pour aboutir à
l’extrémité Nord-est de Tinos.
Emprunté aujourd’hui encore par un nombre important d’agriculteurs
et de montures, le parcours est, pour le moment, balisé jusqu’à
Manganari.
1809 - Markakis Zalonis:
« A une heure et demie de marche,
à partir de Aghios Nicolaos, en direction de l’intérieur
du pays, on trouve, sur la montagne la plus élevée de
l’île, Borgo qui était naguère la forteresse,
position due davantage à la nature qu’à la technique.
Aujourd’hui, les fortifications sont détruites et Borgo
totalement abandonné. L’altitude du rocher sur lequel il
se trouve et de 840 aunes au dessus de la surface de la mer. Le point
le plus escarpé se situe au dessus de Xinara et se nomme «Pétassos»,
ce qui signifie précipice. Près de là se trouve
la citerne. La couleur du rocher est gris-plomb, elle ressemble beaucoup
à celle du schiste compact.
En contrebas de Borgo et à environ dix minutes de marche, se
trouve, sur le versant de la montagne, «Exombourgho» ou
la banlieue qui est aujourd’hui l’espace habité.
A l’époque de la domination vénitienne, en période
de paix avec les Turcs, cet endroit était le lieu de séjour
régulier des nobles et des riches. En période de conflit,
ils se réfugiaient dans la citadelle de Borgo. Il existe dans
cet habitat de nombreuses maisons offrant une très belle architecture,
mais, pour la plupart, elles sont en ruines ou inhabitées. Malgré
cela on trouve, parmi ces vestiges, d’anciennes familles de nobles
qui gouvernaient l’île du temps des Vénitiens. Parmi
les descendants de ces familles, on rencontre de nos jours encore des
hommes d’une rare qualité, tels messieurs Béti (petits-fils
du célèbre juriste auquel se réfère Tournefort),
Fouskarnakis, Franguiskos Gasparakis, tous deux enfants du médecin
Mikhélakis. A Exombourgho se trouve également la résidence
du Vicaire latin de l’île. Il y a trois belles églises.
Les ¾ des habitants sont catholiques, les autres orthodoxes ».
2.- Xinara
– Xombourgho – Koumaros – Skaladhos – Krokos
– Smardhakito – Tarambadhos - Kambos – Loutra –
Pérastra
Avec pour point de départ Xinara et comme point central l’ancien
Xombourgho, le trajet relie neuf villages bâtis sur de verdoyants
versants et qui conservent intacte leur architecture populaire. Ils
s’ordonnent en cercle autour d’un bassin dont les eaux s’écoulent
vers la plaine de Khora. Au milieu de cette cuvette naturelle se trouve
Loutra qui constitue, avec Xinara, le noyau de la communauté
catholique de Tinos. En témoignent les ensembles imposants (sans
rapport avec la dimension des agglomérations) de l’Archevêché
Catholique de Tinos-Naxos (Xinara) et des Couvents des Ursulines et
des Jésuites (Loutra). Epaisse par endroits, la végétation
arbustive bénéficie de l’apport des généreuses
sources qui alimentent le ravin Pérastra-Komi. L’environnement
historique (habitats, pigeonniers, chapelles originales, ponts, moulins
à eau, aires de battage du grain, pressoirs à huile, sentiers
pavés) ressort amplement du relief naturel accentué de
la région. Au cours de la marche, le randonneur rencontrera des
fontaines, de petits cafés, des tavernes. La Citadelle de Aghia
Eléni (Xombourgho), les Archives de l’Archevêché
Catholique (Xinara) et le Musée de l’Agriculture du Couvent
des Jésuites méritent une visite.
En de nombreux points de ce parcours circulaire sont en cours des travaux
de protection, de remise en état et de signalisation.
3.- Couvent
de Kéhrovouni – Mountadhos – Sbéradhos –
Tripotamos – Xombourgho
Il s’agit d’un parcours à double sens. Il relie deux
des plus grands pèlerinages et monuments religieux de Tinos:
Le Couvent orthodoxe de Notre Dame des Anges, à Kéhrovouni
et le Couvent catholique du Sacré Cœur de Jésus à
Xombourgho. Ce trajet traverse de pittoresques villages et passe près
de sources ainsi que d’un pont de pierre.
Après Tripotamos le trajet suit l’ancien chemin pavé
Khora – Xombourgho qui, à partir d’un certain point,
se confond avec l’antique chemin correspondant. Aux abords de
Xombourgho, le touriste pourra voir les vestiges de la cité (époques
géométrique et archaïque), de ses murailles et de
ses sanctuaires.
4.- Kionia
– Ktikadhos – Smourdhia – Vary – Polès
– Khora
Le trajet se subdivise en de plus petits parcours : Ktikadhos –
Kionia, Hadziradhos – Kionia, Smourdhia – Vary – Polès
– Khora. Ce dernier suit l’ancien chemin pavé Khora-Xombourgho
(voie antique) et plus précisément le tronçon qui
va de Tripotamos à Khora. Peu avant d’aboutir à
Khora, cette marche passe exactement parallèlement à la
muraille de l’antique Tinos (époques classique et hellénistique)
au lieudit Polès et très près des vestiges de l’aqueduc
érigé sous Pisistrate.
Les deux autres parcours relient les très pittoresques habitats
ruraux de Ktikadhos et de Hadziradhos respectivement à la plaine
et à la côte de Kionia (où l’on peut visiter
le site archéologique du sanctuaire de Poséidon et d’Amphitrite).
Cela après avoir traversé une région avec une exceptionnelle
vue panoramique sur le large. D’anciennes fontaines, des ponts
en pierre et une végétation arbustive, dense par endroits,
accompagnent le randonneur.
Dans la partie unifiée, le trajet relie Ktikadhos à Khora,
en passant par l’ancien Ktikadhos aujourd’hui en ruine,
pour arriver au lieudit Smourdhia où il rejoint le chemin pavé
de Xombourgho – Khora.
Enfin, à l’endroit où le chemin asphalté
croise celui précité, Xombourgho – Khora (à
l’extrémité sud-ouest du village Tripotamos ), le
marcheur peut reprendre le parcours en vue de suivre soit la direction
vers Khora, soit celle qui mène aux villages Ktikadhos –
Hadziradhos – Kionia.
5.- Falatadhos (Kathlikadhos) – Volax –
Ghriza – Sklavohorio – Aghapi
En partant de la petite agglomération de Kathlikadhos (juste
après Falatadhos), le touriste passe de Pano Méri à
Kato Méri , après avoir visité le village de Volax.
La région et le trajet, empruntaient sur sa majeure partie, sont
envahis par l’impressionnant paysage que compose la désagrégation
des roches plutoniques (formations granitiques originales), phénomène
qui influe de manière déterminante sur l’habitat
de Volax. Le village tout entier se présente comme un monument
d’architecture locale. Il est connu pour ses vanniers qui traditionnellement
empruntaient ce sentier pour écouler leurs produits sur le marché
de Falatadhos.
Sur une bonne partie, le trajet suit la ravine de Aghapi dont les bords
abondent en chênes verts, lentisques, lauriers-roses etc. etc..
Le parcours comporte une bifurcation vers Sklavohorio, patrie de prédilection
du peintre Nicolas Ghizi, alors que le sentier principal aboutit au
village de Aghapi. Ces deux villages sont également représentatifs
d’une plastique architecturale qui met en évidence les
voûtes à plusieurs arcs.
6.- Myrsini
– Prophitis Ilias – Somme de Tsiknias
A partir de Myrsini, le parcours mène par la route asphaltée
(Sténi-Myrsini) au lieudit Almassouria où le marcheur
emprunte le sentier en direction de Xokopi pour se rendre au pied du
mont Tsiknias.
L’ascension commence au lieudit Marmara et par des lacets mène
à Pano Tsiknias jusqu’à la chapelle de Prophitis
Ilias. De là on poursuit sur un petit plateau pour aboutir au
sommet.
Tsiknias passe pour être les «Gyrai Pétrai»
(Pierres Rondes) des anciens et d’après la mythologie il
est désigné comme le lieu de séjour du dieu des
vents, Eole, et la sépulture des enfants de Borée (dieu
du vent du nord), Zété et Kalaï.
Depuis le somme de Tsiknias on a une vue parfaite de tout l’est
de Tinos et des îles environnantes. Sur la montagne domine une
végétation buissonneuse.
7.- Sténi
– Potamia – Marouli – Lykhnaftia
A partir de Sténi, village principal de Pano Méri, et
plus particulièrement depuis le quartier orthodoxe Kamari (avec
son église St Antoine) commence le sentier pavé qui descend
vers Potamia. Le village, orienté à l’est, se trouve
au dessus du point de confluence de trois ravines. Xinari, authentique
et particulièrement pittoresque, abrite, entre autres, une remarquable
fontaine avec des lavoirs et un «Rakitzio» (alambic servant
à la production d’eau-de-vie : Raki).
Le trajet continue à partir du sentier de Tartari, passant par
un pont en pierre et par des pigeonniers bien caractéristiques.
Il s’oriente vers Maouli, région située dans une
magnifique nature comportant des points d’eau, des jardins, de
charmantes chapelles, sur les pentes méridionales de Tsiknias.
En poursuivant et après avoir trouvé le lieudit Néromylos
(ancien habitat avec des moulins à eau), le parcours aboutit
à la côte de Lykhnaftia, intacte de toute «mise en
valeur».
8.- Dhio
Horia – Kounarès – Aghios Ioannis Porto
En partant de la fontaine d’en bas de Dhio Horia, la plus haute
agglomération de l’île, présentant un intérêt
particulier en architecture, le sentier descend vers les pâturages
de Mandalou. Cependant qu’il jouit d’un large horizon sur
la mer, le marcheur passe par le remarquable ensemble monastique de
Phanéroméni et arrive à Kounarès, site d’une
rare beauté, comportant d’antiques installations rurales.
Le trajet se poursuit le long du versant jusqu’à la route
asphaltée et aboutit au petit port de tourisme de Aghios Ioannis
Porto.
9.- Kalloni – Aétofolia – Koris
Pyrghos – Stavria – Moni Katapolianis – Platia –
Pyrghos
Cette longue marche relie Kato Méri à Oxo Méri,
en suivant généralement le sentier muletier, parallèlement
aux côtes septentrionales de l’île. Quoiqu’il
se confonde, en certains points, avec l’asphalté Kalloni-Pyrghos,
le parcours ne laisse pas de présenter un remarquable intérêt
culturel. Juste après Aétofolia, il croise le pittoresque
xinari-source du village, un pont en pierre, puis les lieudits Aghii
Anarghiri et Pyrghia avec des vestiges de tours hellénistiques
et d’autres installations antiques. A Koris Pyrghos on est saisi
par le paysage sauvage (vallon de Halakia) et la disposition d’ensembles
agricoles originaux, construits sur un antique établissement.
Se trouvant déjà à Oxo Méri, le marcheur
rencontre un autre important habitat rural, Stavria, avant d’arriver
au couvent de Isternia, Panaghia Katapoliani (18ème siècle).
Platia, sympathique petit village avant Pyrghos, n’est pas loin.
L’arrivée à Pyrghos met le touriste en contact avec
le plus grand village tiniote, à la longue tradition de sculpture
sur marbre, et dont sont originaires d’éminents artistes
du pays. L’agglomération, en beau marbre, est agrémentée
du Musée Halépas et de celui des Artistes de Panormos,
de l’Ecole des Beaux Arts, de fontaines en marbre etc… Sa
superbe place (Platanos) réconforte et récompense le marcheur.
1809 - Markakis Zalonis:
A peu de distance du port Aghios
Ioannis, le long de la côte, quasiment en face de Myconos, la
mer est très profonde. Au même endroit s’élèvent
de hautes et rocheuses montagnes, dominant des ravins qui s’ouvrent
sur la mer laquelle pénètre profondément dans la
terre. Au moindre souffle de vent, il se forme dans ces ravins des courants
violents qui entraînent le déclenchement de terribles tempêtes
rendant cet endroit, appelé Tsiknias, très dangereux.
Les navigateurs qui en sont conscients, quand ils se voient contraints
de croiser dans les parages, ils ne manquent pas de réduire toutes
les voilures, même par temps calme, afin d’être toujours
prêts à faire face à de violentes et imprévisibles
tempêtes de vent.
10. Kardhiani - Isternia -[Baie d’Isternia]-
Vernardhadhos - Pyrghos - Marlas -
Mamadhos
Il s’agit d’un parcours à Oxo Méri, qui se
confond, en partie, avec l’ancien chemin muletier Oxo Méri
– Aghia Marina – Kionia – Khora. Le parcours commence
à partir de Kardhiani (véritable « balcon sur la
Mer Egée) qui s’étend sous une verdoyante ravine.
Le randonneur se déplace parallèlement et au dessus de
la route asphaltée Kardhiani–Isternia. Dans un emplacement
analogue à celui de Kardhiani, Isternia est un village typique
du travail du marbre et qui honore, aujourd’hui, avec son Musée,
les Artistes Isterniotes. Une bifurcation conduit, par une montée
pavée, au port du village Baie d’Isternia.
L’ étape suivante, avant Pyrghos, est le petit village
Vernardhadhos. Après Pyrghos, le trajet continue vers Marlas
et Mamadhos, habitats situés à l’extrême ouest
de l’île, renommés pour leurs adroits maîtres
– ouvriers.